Chaque fin d’année, le même scénario se répète au Maroc. Les rumeurs circulent, les inquiétudes montent et les réseaux sociaux s’enflamment autour d’annonces parfois exagérées : hausse du gaz, explosion des impôts, flambée générale des prix. Pourtant, entre ce qui est réellement décidé par l’État et ce qui relève de l’interprétation ou de la peur, l’écart est souvent important.
L’année 2026 ne fait pas exception. De nombreuses informations circulent, mais toutes ne reposent pas sur des décisions officielles ou sur des mesures effectivement applicables dès le 1er janvier. L’objectif de cet article est simple : faire le tri entre les faits avérés et les idées reçues, expliquer clairement ce qui change réellement au Maroc en 2026, ce qui ne change pas, et ce qui est parfois largement surestimé.
Que vous viviez au Maroc, que vous soyez MRE, expatrié ou simplement en réflexion sur une installation future, comprendre ces évolutions est essentiel pour anticiper son budget, son pouvoir d’achat et ses choix de vie.
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Prix et consommation : ce qui évolue réellement en 2026
Tabac : une hausse confirmée et progressive
La hausse du prix des cigarettes en 2026 est bien réelle. Elle s’inscrit dans une politique déjà engagée depuis plusieurs années par l’État marocain, qui consiste à augmenter progressivement la fiscalité sur le tabac afin d’en réduire la consommation.
Il ne s’agit ni d’une mesure brutale ni d’un changement soudain, mais d’un ajustement continu et assumé. Pour les consommateurs concernés, cette hausse aura un impact réel, mais prévisible.
Produits importés : ce que prévoit réellement la loi de finances 2026
Depuis plusieurs semaines, une idée revient souvent : les prix vont baisser en 2026 grâce aux importations. La réalité mérite d’être précisée.
La loi de finances 2026 prévoit effectivement une baisse importante des droits de douane sur certains produits importés ciblés, notamment les smartphones. Les droits de douane applicables à ces produits passent ainsi de 17,5 % à 2,5 % à partir du 1er janvier 2026. Cela signifie que le coût d’entrée de ces produits sur le territoire marocain est nettement réduit pour les importateurs.
Cependant, une baisse des taxes à l’importation ne se traduit pas automatiquement par une baisse équivalente des prix pour le consommateur final. Entre l’arrivée du produit au Maroc et sa mise en rayon, plusieurs acteurs interviennent : importateurs, grossistes, distributeurs et détaillants. Chacun applique sa propre marge, ce qui peut atténuer l’impact de la mesure sur le prix final.
Autre point important : la loi de finances renforce également les contrôles douaniers. Les circuits informels, sans facturation ni traçabilité, deviennent plus risqués. L’objectif est de mieux encadrer les importations, de limiter la fraude et de favoriser des circuits commerciaux plus transparents.
Alimentation : viande et produits de base
Certaines mesures adoptées passent plus discrètement sous les radars, mais ont un impact direct sur le panier alimentaire.
Pour limiter la hausse des prix de la viande, l’État a suspendu certains droits de douane et taxes sur l’importation de bovins et de camélidés. L’objectif est d’augmenter l’offre sur le marché afin d’éviter une flambée des prix.
Dans la même logique, la TVA est supprimée sur certains produits alimentaires de base, notamment certaines pâtes non cuites. Ces mesures visent à limiter la pression sur les dépenses quotidiennes des ménages, dans un contexte où l’inflation reste une préoccupation.
Gaz butane : pas de hausse confirmée en janvier 2026
Le prix de la bonbonne de gaz est sans doute l’un des sujets les plus sensibles chaque année. À ce stade, aucune augmentation n’est actée au 1er janvier 2026.
Le prix de référence de la bonbonne de butane de 12 kg reste fixé à 50 dirhams. Malgré certaines rumeurs persistantes, le gouvernement a renoncé à une nouvelle hausse pour l’année 2026.
Ce maintien s’explique par la poursuite du système de subvention de l’État. En 2026, près de 14 milliards de dirhams restent consacrés à la compensation de produits de base comme le gaz, le sucre et la farine, afin d’éviter une hausse brutale du coût de la vie.
Il est toutefois important de noter que la question du gaz reste régulièrement évoquée dans les réformes à moyen terme. Le système actuel, très subventionné, bénéficie à l’ensemble de la population, sans distinction de revenus. À terme, l’État privilégie de plus en plus des aides directes ciblées vers les ménages en difficulté. Mais pour janvier 2026, aucune hausse n’est confirmée.
Impôts et pouvoir d’achat : pas de choc fiscal en 2026
Impôt sur le revenu : ajustements limités mais réels
Contrairement à certaines craintes, 2026 ne marque pas une révolution fiscale pour les ménages au Maroc. Il n’y a ni nouvelle taxe massive, ni explosion de l’impôt sur le revenu.
Un ajustement concerne toutefois les familles. La réduction d’impôt liée aux charges de famille est revue à la hausse. Le plafond annuel de cette réduction augmente, permettant à certains foyers de payer quelques centaines de dirhams d’impôt en moins par an.
Il s’agit d’un allègement modeste, de l’ordre de quelques dizaines de dirhams par mois, mais réel et officiellement acté. Pour les familles avec enfants, c’est un soutien discret mais concret. Rappelons que l’impôt sur le revenu est prélevé directement à la source, chaque mois, sur les salaires.
Retraites complémentaires : une mesure peu connue mais positive
Une autre évolution concerne les retraités du secteur privé. À partir de 2026, certaines retraites complémentaires, notamment celles versées par la CIMR, bénéficient d’une exonération fiscale partielle.
Cela signifie que pour une partie des retraités concernés, la retraite complémentaire est moins imposée qu’auparavant. Cette mesure ne touche pas l’ensemble des retraités, mais pour ceux qui en bénéficient, l’impact est réel sur le revenu net.
Salaires et travail : des hausses modestes mais effectives
SMIG : une augmentation dès janvier 2026
Le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) augmente en 2026. Le taux horaire passe à 17,92 dirhams à partir du 1er janvier, ce qui correspond à un salaire mensuel d’environ 3 500 dirhams pour un emploi à temps plein.
Cette hausse reste limitée et ne transforme pas radicalement le niveau de vie. Elle constitue néanmoins un gain de pouvoir d’achat réel pour des milliers de salariés, appliqué automatiquement.
SMAG : une hausse prévue plus tard dans l’année
Le salaire minimum agricole (SMAG) augmente également en 2026, mais pas dès le mois de janvier. La revalorisation intervient généralement autour du mois d’avril.
Cette distinction est importante, tant pour les salariés du secteur agricole que pour les employeurs, afin d’anticiper correctement les charges et les rémunérations.
À retenir
- Pas d’explosion généralisée des prix en 2026
- Aucune hausse confirmée du gaz en janvier
- Ajustements fiscaux limités mais ciblés pour les familles
- Bonne nouvelle pour certaines retraites complémentaires
- Augmentations modestes mais réelles du SMIG et du SMAG
Conclusion
L’année 2026 au Maroc s’inscrit davantage dans une logique de continuité que de rupture. Les évolutions existent, mais elles sont progressives, ciblées et bien loin du scénario de chaos parfois évoqué.
Comprendre ces changements permet d’éviter les fausses peurs, d’anticiper son budget et de prendre des décisions éclairées, que l’on vive déjà au Maroc ou que l’on envisage de s’y installer. Plus que jamais, s’appuyer sur une information vérifiée et contextualisée reste essentiel.
